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Comme ceux qui suivent Annie sur Face de Bouc le savent déjà...

Annie voulait donc aller à Gjógv sur la pointe nord-est de la 2ème île des Féroé : Eysturoy (qui incidemment signifie "île de l'est" en vieux norrois). la météo n'est pas notre amie ce matin-là, il pleut/neige/grêle et le ciel est couvert. On voyait à peine le sommet des montagnes à certains endroits mais la route était praticable. Arrivé à Eiði (Rien à voir avec Heidi ou avec Lørel et Eiði), un panneau nous indique "Attention, dessin de route glissante, NO WINTER SERVICE" ce qui veut dire : pas de sel sur la route, pas de déneigeage, etc...

Mais bon, regardez-moi ça, nous on s'est dit que c'était peinard et qu'il était bien tôt dans la saison pour que ce soit important !

 

 

 

Eiði : pas un pet de neige même s'il pleutEiði : pas un pet de neige même s'il pleut

Eiði : pas un pet de neige même s'il pleut

Eiði : route glissante ok, on roulera prudemment qu'on s'est dit, rengagez-vous qu'y disaient, vous verrez du pays qu'y disaient...

Eiði : route glissante ok, on roulera prudemment qu'on s'est dit, rengagez-vous qu'y disaient, vous verrez du pays qu'y disaient...

Donc on fait quoi à votre avis ? Après tout, c'est une route touristique avec de jolis paysages ! Et si c'était impraticable, ils fermeraient la route, non ? On est donc repartis dans la titinemobile à 20-30 à l'heure, prêts à descendre à 5km/h au besoin (après tout, on est des cons de touristes, on est pas pressés) et puis le coin était zouli !

La route de la mort au stade "oh c'est joli" même si la route est bien blanche...

La route de la mort au stade "oh c'est joli" même si la route est bien blanche...

On aurait dû brancher nos cerveaux et nous douter qu'après ça serait pire... A un stade, les pneus cessent d'accrocher et si on continue à avancer, c'est en un glissement permanent vers la droite... Vient le moment où on prend peur, très peur et on décide de couper le moteur. Avancer nous est impossible et on ne se sent pas de refaire le chemin en marche arrière jusqu'au dernier endroit où il nous semblait possible de faire demi-tour.

Annie reste dans la voiture avec le téléphone (au cas où) et moi je retourne à Eiði (40 minutes de marche selon Google, vent de face et neige dans les yeux) pour aller chercher de l'aide, une dépanneuse, que sais-je. Rassurez-vous, on est bien équipés - on a même des crampons - , je n'ai pas repris froid ni ne suis tombé malade ;)

Après s'être bloqués comme des cons... Remarquez les traces de pas du Cédric partant chercher des secours.
Après s'être bloqués comme des cons... Remarquez les traces de pas du Cédric partant chercher des secours.Après s'être bloqués comme des cons... Remarquez les traces de pas du Cédric partant chercher des secours.Après s'être bloqués comme des cons... Remarquez les traces de pas du Cédric partant chercher des secours.

Après s'être bloqués comme des cons... Remarquez les traces de pas du Cédric partant chercher des secours.

Au bout de seulement 20 minutes de marche (et après un rapide détour vers ce qui me semblait être une maison mais n'était qu'un bâtiment pour tondre les moutons), je finis pas tomber sur une voiture ! J'agite les bras, lui explique notre problème et il me fait monter. Il se fout de notre gueule, un peu, avant de se rendre compte qu'on nous a vraiment filé une voiture de location toute pourrie avec les pneus neiges les moins chers du marché... Il nous explique aussi qu'avant ils fermaient la route mais qu'il ont arrêté de le faire il y a quelques années... Trop de la chance on a... Il tente de faire avancer notre voiture sur les 2 mètres qui nous séparent de la passing place qui nous permettrait de faire demi-tour, s'y reprend à 4 fois puis, comme nous, se rend compte que ça va être absolument impossible avec une voiture qui déporte à droite quand la place est sur la gauche...

Il décide donc de repartir en marche arrière avec sa voiture et nous demande si on s'en pense capable de faire pareil. Annie s'excuse et lui dit que pas du tout. Pas de soucis, il fait faire demi-tour à sa voiture sur un espace qu'on aurait jamais osé envisagé (terribles touristes trouillards), revient à pied chercher la notre et lui fait faire la même manoeuvre avant de repartir dans la sienne à 30-40 à l'heure.

On est remontés dans notre voiture et on est aussi repartis mais à 15km/h... On est finalement redescendus dans la vallée sous la pluie torrentielle...

On a mangé nos sandwichs dans la voiture, à Funningsfjørður sous une pluie et une grêle battantes, avant de nous dégonfler et décider de faire demi-tour pour rentrer à Tórshavn alors qu'il n'était qu'à peine 13h30... Vu que le soleil est couché à 16h, on ne pensait pas rater grand chose de la journée... Je vous laisse donc avec la preuve que Dieu existe, qu'il a le sens de l'humour et que c'est à nos dépends.

Le beau ciel bleu de Tórshavn, à croire que ces îles nous narguent...Le beau ciel bleu de Tórshavn, à croire que ces îles nous narguent...

Le beau ciel bleu de Tórshavn, à croire que ces îles nous narguent...

Tag(s) : #Paysages, #Crapahutage, #Ville, #Iles Féroé, #Déboires

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